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DERRIDA De Amy ZIERING KOFMAN et Kirby DICK Sortie DVD France : 20/02/2007 Bonus : - Entretien avec Jacques Derrida par Bernard Stiegler (14 mn) Durée : 1h25mn Pays : Etats-Unis
Version originale en français et anglais en Dolby Stéréo 2.0 - Sous-titres français et anglais Synopsis: Et si nous pouvions regarder Socrate élaborant ses dialogues ? Et si nous pouvions observer Descartes ou Spinoza au travail, à la maison, dans leur quotidien ? Peut-être les aborderions-nous différemment ? Peut-être les comprendrions-nous mieux ? Kirby Dick et Amy Ziering Kofman ont ainsi voulu suivre celui qu’ils considèrent comme l'un des penseurs les plus visionnaires et influents du XXe siècle, un homme qui a changé la façon dont nous appréhendons l'art, l'histoire, le langage : Jacques DERRIDA. Nous découvrons ainsi le père de la "déconstruction" au-delà du mythe, dans sa vie de tous les jours, avec ses amis, sa famille… Nous le suivons lors de son premier voyage en Afrique du Sud, et plus particulièrement, quand, après avoir visité la cellule de Nelson Mandela, il donne une conférence aux étudiants de l'université du Cap sur le sujet du pardon. Nous l’accompagnons de Paris à New York, de son quartier aux amphis des plus grandes universités américaines où il enseigne. Nous apprenons au détour d’une de ses conférences sur le sujet des biographies à quel point il est difficile d'établir une corrélation entre la vie des personnages historiques et leur travail. Nous surprenons Derrida dans l'intimité, réfléchissant à la fidélité et au mariage, au narcissisme, à la célébrité et à l'importance de la pensée philosophique de l'amour. En refusant toute approche prévisible ou formatée, les réalisateurs de DERRIDA ont voulu que leur film soit une démonstration vivante de "DECONSTRUCTION". Extrait du communiqué de presse de Blaq Out |
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POSOLOGIE. DE JACQUES DERRIDAUne lettre sur Papier Machine un jour de l’an 2001 Cher Jacques Derrida, Ainsi il n’y aurait ni début ni fin. Comment pourrait-il y en avoir, d’ailleurs ? Non, ce qu’il y aurait éventuellement, c’est un dispositif particulier, un jeu, auquel on rejoue à chaque fois ; on bat les cartes (on les mélange), on commence une nouvelle partie, il y a nouvelle donne. Le jeu, c’est l’assemblage des règles, du lieu et du moment, des joueurs présents, des ustensiles ou des symboles, etc. La présence ou l’absence de l’un ou l’autre de ces éléments modifie passablement le polygone du jeu. Il n’y pas deux parties pareilles : le polygone est toujours différent. Le jeu c’est toujours la même chose, mais c’est toujours aussi autre chose — c’est même là son intérêt. C’est toujours nouveau. Mais c’est toujours le même jeu, et souvent c’est même (un) vieux jeu. Ainsi il ne saurait y avoir de début ni de fin ; une partie nouvelle plutôt, qui ne commence vraiment jamais pour la première fois, et qui ne s’arrête vraiment jamais. Il n’y a pas de début ni de fin, il n’y a qu’un polygone qui, tel Romulus traçant du pied les frontières de la Ville, définit un dedans et un dehors. Polygone hors duquel on est hors-jeu ; et en jeu à l’intérieur. |
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